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<title>Luciole en couleurs - camembert-marron</title>
<description>Ménage, ménagement, déménagement</description>
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<title>Un film, un concert</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 12:05:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Compte-rendu ciné, histoire de reprendre pied. Ca fait longtemps que je ne suis pas venue ici. Je manque un peu d'inspiration : mes articles de linguistique et mes séjours à la bibliothèque ne me fournissent pas vraiment matière à écrire ici (en espérant qu'un jour ils se transforment en mémoire universitaire par un procédé qui, de mon point de vue, relève encore du tour de magie). Mais je vais toujours régulièrement au cinéma, alors on peut déjà parler de ça.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/68/45/69/19130911.jpg&quot; alt=&quot;19130911.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;* &lt;b&gt;&quot;Micmacs à tire-larigot&quot;&lt;/b&gt; de Jean-Pierre Jeunet : C'est l'histoire d'un mec... qui se prend une balle perdue en pleine tête. Pas de bol. Il perd son job et se retrouve à la rue. Mais il est bientôt adopté par une étrange tribu de marginaux débrouillards qui vivent dans une décharge et qui vont l'aider à se venger. Une contorsionniste, un homme-canon, une cuisinière, un artiste-ferrailleur... C'est un joli film, esthétiquement parlant : de jolis portraits dans les tons de jaune, quelque part entre &quot;Delicatessen&quot; et &quot;Amélie Poulain&quot; (ce que l'on pourrait aussi dire du scénario). On reconnaît vraiment le style de Jeunet. Un peu trop, peut-être, quitte à devenir très, très prévisible. C'est&amp;nbsp; souvent drôle, mais limite niais par moments : le gentil Dany Boon qui ne perd jamais espoir contre les vilains marchands d'armes sans foi ni loi, on voit vite où ça va nous mener. Reste que la guerre déclarée par les rien-du-tout aux puissants est l'occasion de quelques bons tours et acrobaties.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;* &lt;b&gt;&quot;Le concert&quot;&lt;/b&gt; de Radu Mihaileanu : là aussi, il est question de marginaux. De tout un orchestre symphonique mis sur la touche sous Brejnev pour raisons politiques, et qui 30 ans plus tard tente son come-back. En se faisant passer pour le Bolchoï pour aller jouer à Paris, ceux qui n'étaient plus rien veulent prendre leur revanche sur l'histoire et enfin terminer le concert commencé 30 ans plus tôt, histoire de régler leurs comptes avec le passé. L'homme de ménage redevient chef d'orchestre, l'ambulancier violoncelliste, et ainsi de suite. Reste à réapprendre à jouer, à trouver des instruments et à monter un grand concert en à peine deux semaines. Pas de grand suspense quant à l'issue du fameux concert, mais un scénario sur le fil, toujours entre rire et émotion, avec un&amp;nbsp; humour qui va souvent jusqu'à la caricature, comme pour désamorcer le trop-plein d'émotion, une sorte de pudeur dans l'évocation progressive d'un passé douloureux jusqu'aux révélations finales, et une jolie manière d'utiliser le flash-back. Le tout sur un très beau morceau de Tchaïkovski, entêtant, obsédant, adoré et craint à la fois, jamais oublié, et finalement joué.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/71/89/96/19184889.jpg&quot; alt=&quot;19184889.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;Photos : &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr&quot;&gt;allocine.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Looking for Eric (and Pedro, and Stieg, and Richard)</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/07/20/looking-for-eric-and-pedro-and-stieg-and-richard.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 12:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai plein de chroniques ciné en retard. Pourtant il y a eu des trucs sympas sur les écrans récemment. Et moins récemment.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Good morning England&quot;&lt;/b&gt; par exemple, de Richard Curtis. L’histoire d’une radio pirate qui, pour échapper à la législation britannique des années 60, émet depuis un bateau posé en mer du Nord où vivent tous les animateurs. Carl, un jeune garçon un peu paumé, y est envoyé par sa mère. Et il découvre l’univers de Radio Rock. A bord, c’est le grand n’importe quoi. Sexe, drogue, rock’n’roll, personnages déjantés à l’ego surdimensionnés, univers parallèles qui ne se croisent jamais, aventures d’un soir et amour de la musique… Un&amp;nbsp; film drôle, délirant, et une bande-son géniale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Millenium&quot;&lt;/b&gt; de Niels Arden Oplev, l’adaptation du tome 1 du best seller de Stieg Larsson, &lt;i&gt;Les hommes qui n’aimaient pas les femmes&lt;/i&gt;. L’adaptation est bien faite et assez fidèle (je vous renvoie à &lt;a href=&quot;http://luciole-en-couleurs.20six.fr/luciole-en-couleurs/art/44400183/-i-Millenium-i-&quot;&gt;l’article&lt;/a&gt; que j’avais écrit sur le bouquin), même si l’action est un peu accélérée pour rentrer dans le cadre d’un film déjà long : 2h1/2, mais on ne voit pas le temps passer. L’action ne cesse de rebondir, les personnages sont crédibles dans leur rôle, et certaines scènes très violentes sont à la limite du soutenable. Comme dans le roman, en fait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Etreintes brisées&quot;&lt;/b&gt;, le dernier Almodovar. L’histoire d’un réalisateur aveugle, Harry Caine, qui accepte petit à petit de lever le voile sur son passé, sur ce qui s’est passé 14 ans auparavant, alors qu’il s’appelait encore Mateo Blanco, sur le terrible accident où il a perdu la vue et la femme de sa vie, une de ses actrices avec qui il vivait un amour illégitime. Un film à plusieurs niveaux : un hommage au cinéma, l’histoire d’une passion tragique… et malgré tout des situations souvent drôles pour un ensemble plein d’autodérision, moins glauque que beaucoup d’autres films d’Almodovar, et que j’ai beaucoup aimé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Looking for Eric&quot;&lt;/b&gt; de Ken Loach. L’histoire d’un postier de Manchester, Eric Bishop, qui broie méchamment du noir. Il se sent seul, il n'ose même pas adresser la parole à la femme de sa vie, sa petite vie médiocre l’ennuie, ses enfants le méprisent, et pour faire court, il a le sentiment d’avoir raté sa vie. Désespéré (et bourré), il s’adresse un jour au poster de Cantona qui est accroché dans sa chambre. Sauf que le poster lui répond. Son idole devient alors son coach personnel, il le secoue un peu et entreprend de l’aider à remettre de l’ordre dans tout ça. Un film tendre et pudique à la fois qui n’est pas réservé aux amateurs de football, dont le ton rappelle un peu &quot;The Fulll Monty&quot; et qui est ponctué de savoureuses maximes à la Cantona.&lt;/p&gt;
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<title>Firmin</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/06/26/firmin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Sat, 27 Jun 2009 23:03:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En farfouillant dans les allées de la FNAC, au rayon livres, je suis tombée l’autre jour sur une petite merveille : &lt;i&gt;Firmin&lt;/i&gt; de Sam Savage. Son premier roman. L’histoire d’un rat de bibliothèque. D'un rat de librairie, pour être exact, qui vit dans un quartier populaire de Boston dans les années 60. Qui commence par grignoter les livres avant de se mettre à les lire, à les dévorer, à les analyser. Le petit animal malingre et rejeté par les siens a bientôt une culture énorme et une sensibilité à fleur de peau qui le grandissent et le transforment mais qu’il ne peut hélas pas partager avec grand monde. Dans la vraie vie, il se débrouille un peu moins bien et doit par son cynisme et son intelligence compenser ses faibles chances de survie. La vie d’un petit rat qui lit, donc. C’est tout. Mais c’est très bien écrit. Et drôle. Ca vaut vraiment le détour. Avec un petit plus : de très jolies illustrations de Fernando Krahn.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Firmin - Autobiographie d'un grignoteur de livres&lt;/i&gt;, Sam Savage, Actes Sud, 2009, traduction de Céline Leroy&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/8/4/9782742783489.jpg&quot; alt=&quot;9782742783489.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;Photo : &lt;a href=&quot;http://www.fnac.com/&quot;&gt;fnac.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>King of pop</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/06/26/king-of-pop.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Fri, 26 Jun 2009 09:43:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rentrée chez moi très tard hier, je l'ai appris sur Facebook, au statut de quelques uns de mes contacts. Confirmation immédiate sur divers sites d'informations.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Michael Jackson est mort à l'âge de 50 ans.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce matin, les journaux ne parlent que de ça. La naissance de l'enfant star, la carrière solo, le succès, la déchéance, les procès, le grand retour prévu pour cet été, 12 ans après sa dernière tournée... Selon les cas, ils insistent plus ou moins sur l'un ou l'autre des aspects.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'étais carrément fan de lui quand j'étais au collège. J'avais tapissé les murs de ma chambre de posters, je lisais une revue spécialisée, j'avais des vidéos de ses clips, d'un de ces concerts, j'ai rayé &lt;i&gt;HIS&lt;/i&gt;tory à force de l'écouter. Alors même si c'est très cliché de dire ça, une partie de mon enfance vient de s'envoler.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(vous trouverez &lt;a href=&quot;http://www.ledevoir.com/2009/06/26/256693.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, un article du &quot;Devoir&quot; de Sylvain Cormier assez intéressant parce que plus personnel que la plupart des dépêches)&lt;/p&gt; 
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<title>Anges, démons, avocats et chanteurs</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/06/09/anges-demons-avocats-et-chanteurs.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 21:21:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelques chroniques ciné qui datent un peu…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - &lt;b&gt;&quot;Commis d’office&quot; d’Hannelore Cayre&lt;/b&gt;, une avocate -- en fait l’adaptation de son premier roman. Antoine Lahoud est un avocat commis d’office fidèle à ses principes et (donc ?) qui a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, il est remarqué par un célèbre avocat qui lui propose de l’aider à défendre de gros truands. Changement de train de vie… et mise à mal des valeurs. Antoine comprend vite qu’on ne l’a pas choisi pour son éthique, mais plutôt pour ses beaux yeux. En quelque sorte. On lui propose un marché bien au-delà de la légalité dans lequel il risque gros. Un bon polar qui allie rythme, suspense et réflexion, et qui met en valeur l’importance d’un choix de carrière au-delà de la carrière. A voir, ne serait-ce que pour la performance de Roschdy Zem, très juste dans ce rôle. Ou pour les passages de &lt;i&gt;l’Education Sentimentale&lt;/i&gt; lus par-ci par-là. &lt;i&gt;&quot;Il trouvait que le bonheur mérité par l'excellence de son âme tardait à venir&quot;&lt;/i&gt; : Frédéric Moreau, Antoine Lahoud, même combat.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - &lt;b&gt;&quot;Un mariage de rêve&quot; (&lt;i&gt;&quot;Easy virtue&quot;&lt;/i&gt;) de Stephan Elliott&lt;/b&gt;, l’adaptation d’une pièce de 1924 de Noel Coward. L’histoire d’un jeune Anglais de bonne famille, John Whittaker, qui épouse en secret Larita. Mais Larita est belle, trop belle, américaine, pilote de course et un peu déjantée. Tout pour plaire à la maman de John. Ou justement pas. Quand il la ramène au manoir familial, en pleine campagne anglaise, c’est le choc des cultures. Larita accumule les gaffes et rien ne se passe comme il faudrait. C’est drôle, c’est méchant, c’est fin : à voir absolument, surtout pour les répliques au vitriol que se balancent à la figure Larita (Jessica Biel) et Mrs Whittaker (Kristin Scott Thomas).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - &lt;b&gt;&quot;Incognito&quot; d’Eric Lavaine&lt;/b&gt;. Lucas -- interprété par Bénabar dans un rôle qu’il prétend de composition mais qui tout de même ne sort pas de nulle part -- est un chanteur à la mode qui doit son succès à un premier album composé grâce à des morceaux trouvés dans un carnet ayant appartenu à un vieux copain qu’il croit mort. Pas par lui, donc. Quand le vieux copain en question refait surface, il panique et tente de lui cacher son succès et de redevenir incognito. Pas évident à quelques jours d’un grand concert à l’Olympia. C'est le début d’une série assez marrante de mensonges et de quiproquos. Le scénario est un peu mince, tout tient dans le comique de situation et dans le jeu des deux acteurs principaux : Bénabar et Franck Dubosc. Sur l’affiche ça me faisait un peu peur, mais ils n’en font pas des tonnes donc ça passe bien. Une comédie légère et sympathique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - &lt;b&gt;&quot;Anges et démons&quot; de Ron Howard&lt;/b&gt;, l’adaptation du roman de Dan Brown. Une menace pèse sur le Vatican : alors que les évêques sont réunis en conclave pour élire un nouveau pape, certains d'entre eux sont sauvagement assassinés. Les indices mettent les enquêteurs sur la piste d’une confrérie secrète très ancienne, les &lt;i&gt;illuminati&lt;/i&gt;. Appelé à la rescousse et assisté d’une charmante scientifique italienne, le professeur Langdon (Tom Hanks) se lance dans une course contre la montre pour éviter le pire, une sorte de jeu de piste macabre dans tout Rome. Résultat : bof, bof. Dans la lignée du &lt;i&gt;Da Vinci Code&lt;/i&gt;. Un bon film d’action (+ une visite guidée de Rome), mais dont le scénario à base de théorie du complot et de l’Eglise-nous-ment-depuis-toujours ne décolle pas vraiment. La figure du prof américain sans qui personne ne comprend rien et qui sauve le monde est un peu agaçante aussi. A réserver aux amateurs du &lt;i&gt;DVC&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; 
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<title>Au cinéma</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/05/12/au-cinema.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Tue, 12 May 2009 23:38:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;OSS 117 : Rio ne répond plus&quot;&lt;/b&gt; de Michel Hazanavicius. La digne suite du premier, tout aussi drôle, tout aussi irrévérencieuse. Juste l’effet de surprise en moins. L’action se situe en 1967 en Amérique du Sud où Hubert Bonisseur de la Bath recherche un ancien nazi qui détient des microfilms compromettants. Il fait pour cela équipe avec la séduisante Dolores, agent du mossad. L’occasion pour lui de faire preuve de galanterie (comprenez : misogynie) et d’ouverture (comprenez : antisémitisme). Légèrement dépassé par l’évolution du monde, l’agent très spécial accumule les gaffes et c’est par miracle qu’il se sort des situations catastrophiques dans lesquelles il réussit toujours à se fourrer. Un film sans prétention mais très rigolo porté quasi exclusivement par la prestation de Jean Dujardin. Petit plus : des clins d’oeil à tout plein d’autres films.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Dans la brume électrique&quot;&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&quot;In the electric mist&quot;&lt;/i&gt;) de Bertrand Tavernier. L’adaptation d’un roman de James Lee Burke. L’histoire d’un policier de Louisiane tourmenté, alcoolique et violent qui recherche un tueur en série et que son enquête mène très loin dans le passé, aux limites du réel et à proximité d’individus auxquels il est dangereux de se frotter. Racisme, violence, argent, crise, menace diffuse, secret, poids du silence et des années. Et aussi (surtout ?) des paysages de bayous magnifiques qui créent une atmosphère très particulière pour un film sombre et envoûtant. Paradoxalement très peu français dans l’esprit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Prédictions&quot;&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;&quot;Knowing&quot;&lt;/i&gt;) d'Alex Proyas. L’histoire d’une série de chiffres vieille de 50 ans qui resurgit ; d’un gamin qui met la main dessus par hasard ; de son père scientifique qui comprend qu’elle annonçait dans le détail des catastrophes qui se sont produites depuis ; et même certaines qui ne se seraient pas encore produites. Il engage alors une course contre la montre pour tenter de comprendre, d’empêcher ce qui doit se passer. Un vrai film de fin du monde, plein d’effets spéciaux, avec même des extra-terrestres. Un peu trop grossier pour être vraiment plaisant dans son genre : les ficelles sont énormes, et la musique, pitié ! Les violons... Sinon pour le reste, un bon gros film d'action avec toutes ses composantes habituelles et dont la fin, pour citer &lt;a title=&quot;Claudinette : Prédictions&quot; href=&quot;http://claudinetteworld.spaces.live.com/blog/cns!4766C56C8007182!2495.entry&quot;&gt;Claudinette&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;&quot;part en sucette à la menthe poivrée&quot;&lt;/i&gt;. Dommage aussi que Nicolas Cage joue si mal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si vous en avez le temps, si vous en avez l'envie... Allez donc voir les deux premiers, ils valent le détour.&lt;/p&gt; 
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<title>Il y a quelque temps, au cinéma...</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/04/30/il-y-a-quelque-temps-au-cinema.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Thu, 30 Apr 2009 23:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Loin de la terre brûlée &quot;&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;The burning plain&lt;/i&gt;) de Guillermo Arriaga. Un film assez subtil, tout en oppositions, du désert brûlant du Nouveau Mexique aux embruns bleutés de Portland, sur le poids de la culpabilité et sur le caractère obsessionnel d’un passé qui ne se laisse pas enterrer. En suivant le personnage de Sylvia, on découvre petit à petit à travers des flash-back ce qui s’est passé une vingtaine d’années auparavant, et on comprend pourquoi la petite fille devenue adulte n’arrive pas à vivre normalement. Les allers-retours entre présent et passé créent une sorte d'équilibre entre deux univers que tout oppose, et donnent au film un rythme singulier. Charlize Theron et Kim Basinger sont assez impressionnantes dans leurs rôles respectifs de femme rongée par son passé et de mère volage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Chéri&quot;&lt;/b&gt; de Stephen Frears, un film dans l’esprit des &lt;i&gt;Liaisons Dangereuses&lt;/i&gt; adapté du roman de Colette. Michelle Pfeiffer y joue Léa, une courtisane sur le retour, qui est chargée de l’&lt;i&gt;éducation&lt;/i&gt; amoureuse de son filleul qu’elle surnomme Chéri (joué par Rupert Friend), un jeune homme gâté, blasé et égoïste. Mais la liaison passagère se change en grand amour et le jour où la mère de Chéri décide de le marier à une jeune femme de son âge, c’est le drame. Dit comme ça, ça paraît niais. Et ça l’est un peu parfois, mais toujours à la limite, sans aller trop loin, et ça reste agréable. Pour les dialogues cyniques savoureux qui relèvent le niveau du scénario. Pour les portraits dessinés à petites touches. Pour la manière subtile d’illustrer la peur de la solitude, l’angoisse face à la vieillesse et la difficulté d’exprimer ses sentiments. Et pour l’effort immense apporté aux décors et aux costumes. Amateurs d’art nouveau, foncez !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;Ponyo sur la falaise&quot;&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;Gake no ue no Ponyo&lt;/i&gt;), le dernier film d’animation de Hayao Miyazaki. C’est l’histoire de Sosuke, un petit garçon qui vit au bord de la mer et qui un jour trouve une petite fille-poisson qui s’appelle Brunhilde (!) et qu’il rebaptise Ponyo. Le début d’une grande histoire d’amitié et d’amour improbable faite d’une multitude de petits détails simples. C’était tout simplement magnifique, notamment les représentations de l’eau sous toutes ses formes (l’océan, véritable personnage, mais aussi l’orage, l’inondation… Tantôt réaliste, tantôt fantastique, toujours époustouflant). Dommage que ç’ait été si ennuyeux. Les dialogues étaient complètement indigents : du niveau de &quot;Wall-e&quot;, pour situer (en remplaçant les &quot;Wall-e / Eva / Wall-e / Eva / Wall-e&quot; par &quot;Sosuke / Ponyo / Sosuke / Ponyo / Sosuke&quot;), ou alors sous forme de grandes phrases démago' sur la nécessité d’être responsable et courageux dans la vie – et de souffler sur sa soupe avant de la manger pour ne pas se brûler. Sans le son, j’aurais beaucoup apprécié. Avec, ça a quand même eu du mal à passer. Peut-être qu’en japonais sans sous-titres, je vous aurais davantage parlé de la magie de ce film.&lt;/p&gt; 
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<title>A un concert par hasard</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/03/28/a-un-concert-par-hasard.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 23:28:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.footconcert.fr&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.footconcert.fr/footconcert/images/affichefc2009web300.jpg&quot; alt=&quot;affichefc2009web300.jpg &quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Hier soir, je suis allée à un concert un peu improbable (pour ceux qui connaissent mes goûts musicaux, je vous laisse juger d’après l'affiche). Complètement par hasard : une amie avait des places, ça s’est décidé le jour même. Variété française, m’avait-elle dit. Je ne m’étais pas beaucoup renseignée sur le contenu. Eh bien j’ai refait ma culture ! Car en musique contemporaine, je suis nulle, nulle, nulle. A force d’écouter des radios qui ne diffusent que des chanteurs morts… J’ai donc découvert un certain nombre d’artistes dont j’avais vaguement entendu parler sans jamais entendre une seule de leurs chansons. M. Pokora, Amel Bent, Julie Zenatti, Big Ali – j’avoue, j’ai tout de même eu besoin de Google pour retrouver les noms – ainsi que la troupe de Mozart-l'Opéra-Rock (sic) (redoutable, un vrai &lt;i&gt;Ohrwurm&lt;/i&gt; – et le chanteur est sacrément allumé). Pour ce qui est des chanteurs que j’écoutais à l’école primaire, j’ai vu Pascal Obispo et MC Solaar. J’étais plus contente de voir l’un que l’autre, devinez lequel ? Séquence émotion avec &quot;Bouge de là&quot;. Cela dit, Obispo était très bien – ce sont ses chansons que je n’aime pas, et là il a chanté plein d’autres trucs, des standards du rock notamment, et il les interprétait vraiment bien. Je lui dois donc des excuses pour m'être invariablement foutue de sa gueule depuis des années : ce mec sait chanter et donner un concert. Il n'y a qu'à son bonnet que je ne m'habitue pas. Gros coup de cœur pour Axel Bauer dont j’aimais déjà pas mal les chansons : en live, il est terrible. Mais le grand moment de la soirée reste la prestation de Louis Bertignac. Fantastique, en pleine forme, avec la même voix que sur les albums d'il y a 25 ans : un ado aux cheveux blancs. Il a chanté deux standards absolus de Téléphone, &quot;Ca (c’est vraiment toi)&quot; et &quot;Cendrillon&quot;. La fin du concert selon toute attente : il était déjà minuit, et puis qui faire passer après ça ?! Eh bien non. Le présentateur a annoncé le clou de la soirée : mesdames et messieurs, voici Grégoire ! Et la foule était en délire. Trépignait, applaudissait, chantait, hurlait, prenait des photos. Ah. Grégoire qui, au fait ? Bon, j'ai encore du boulot, moi. N’empêche, on s’est bien marrées, toutes les deux, quand il a chanté, le Grégoire. Et je ne parle pas de M Pokora… En résumé, un chouette concert, pour une bonne cause en plus, puisqu’il était au profit de l’association &quot;Huntington Avenir&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au fait, vous aviez remarqué que Pascal Obispo, c’est l’anagramme de Pablo Picasso ? Et dire qu’il ne l’a pas fait exprès…&lt;/p&gt; 
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<title>Cinéma, cinéma...</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/03/24/cinema-cinema.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 23:47:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/66/85/86/19047151.jpg&quot; alt=&quot;19047151.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai vu récemment deux films vraiment bien. Du « franchement pas mal » au « tout simplement génial ». Et un moins bon. Faites vos jeux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Franchement pas mal : &lt;b&gt;« Welcome »&lt;/b&gt; de Philippe Lioret. L’histoire de Bilal (Firat Ayverdi), un jeune Kurde irakien de 17 ans qui a fui son pays dans le but de gagner l’Angleterre. Arrivé à Calais, il comprend que ça ne va pas être aussi simple qu’il ne l’imaginait. Il se met alors en tête de traverser la Manche à la nage. Et il rencontre Simon (Vincent Lindon), un maître nageur un peu paumé avec qui il se lie petit à petit d’amitié. Le film montre le parcours des clandestins qui risquent leur vie pour passer de l’autre côté. Des histoires personnelles qui s’entrecroisent, des astuces, des rencontres, de l’espoir, de la souffrance, des injustices, des drames. Un film poignant, mais heureusement sans trop d’excès dans le pathos : un juste équilibre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Tout simplement génial : &lt;b&gt;« La vague »&lt;/b&gt; (&lt;i&gt;die Welle&lt;/i&gt;) de Dennis Gansel. L’histoire d’un cours sur le totalitarisme dans un lycée allemand, d’un professeur anticonformiste qui lance ses élèves dans une sorte de jeu de rôles pour rendre les concepts plus vivants… et de la manière dont l’expérience échappe à tout contrôle en un rien de temps. Des ados à qui l’on radote depuis leur enfance que le nazisme était le mal absolu et qui sont persuadés que ça ne pourrait pas se reproduire. Quelques jours plus tard, ils ont constitué une mini société totalitaire et sont prêts à se sacrifier pour elle. Un dérapage lent mais sensible dès le départ, une mécanique qui se met en route et ne s’arrête plus. Epoustouflant. Terrifiant aussi. C’est filmé avec beaucoup de justesse et de sobriété et le jeu des acteurs est excellent. Ca n’en est que plus impressionnant. Car tout est terriblement vraisemblable dans cette histoire. Ca pourrait arriver n’importe où, n’importe comment. Tiré d’une histoire vraie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Egalement tiré d’une histoire vraie mais à éviter à tout prix, &lt;b&gt;« La fille du RER »&lt;/b&gt; d’André Téchiné. Tout part d’un fait divers qui remonte à l’été 2004, quand une jeune fille avait porté plainte pour une agression antisémite qu’elle aurait subie dans le RER. Les médias s’étaient saisis de l’affaire, insistant sur l’aggravation de la situation et la recrudescence des actes antisémites et racistes, faisant de ce cas particulier un exemple représentatif et de cette jeune fille un symbole. Un peu vite, d’ailleurs. Il s’était rapidement avéré qu’elle avait menti et elle s’était rétractée quelques jours plus tard, laissant un profond sentiment de malaise. Transformé en fiction dans une pièce de Jean-Marie Besset, « RER », ce fait divers pouvait tout à fait être porté à l’écran. Mais fallait-il vraiment que ce soit comme ça ? « La fille du RER » s’éternise sur l’avant, la vie quotidienne de la jeune mythomane, pour former un vague enchevêtrement de petits morceaux incohérents d’histoires d’individus qui se croisent plus ou moins par hasard. Tous paumés, tous menteurs. Des tentatives qui n’aboutissent pas, des arrangements minables, des solutions faute de mieux. C’est assez bien joué, mais c’est pénible. Aucun message compréhensible : être juif pose problème, ne pas l’être pose problème, être riche pose problème, ne pas l’être pose problème, être amoureux pose problème, ne pas l’être… Faites le tri vous-mêmes, le réalisateur n’a pas pris cette peine. Le montage et les mouvements de caméra m’ont également laissée perplexe : on aurait dit du travail d’amateur. Je me suis franchement ennuyée.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/medias/nmedia/18/66/78/52/19032658.jpg&quot; alt=&quot;19032658.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;Photos : &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr&quot;&gt;allocine.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>Cinéma (en retard)</title>
<link>http://lucioleencouleurs.hautetfort.com/archive/2009/03/15/cinema-en-retard.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Luciole en couleurs)</author>
<category>Camembert marron</category>
<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 19:33:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai été très occupée ces derniers temps, du coup j'ai pris du retard dans mes chroniques ciné. Ce sont donc des films des semaines précédentes que je vais évoquer aujourd’hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A voir absolument : &lt;b&gt;« Gran Torino »&lt;/b&gt; de Clint Eastwood. L’histoire de Walt Kowalski, un ancien combattant de la guerre de Corée&amp;nbsp; qui se retrouve seul à la mort de sa femme, sans amis et brouillé avec ses enfants. Il n’a plus que sa chienne, son fusil et sa voiture, la fameuse Ford Gran Torino qui fait baver les jeunes du quartier. Walt est approximativement le mec le plus insupportable qu’on puisse imaginer. Désagréable, réactionnaire, misogyne, vulgaire, raciste. Quand une famille hmong vient s’installer près de chez lui, le moins qu’on puisse dire est qu’il ne leur fait pas bon accueil. Pourtant, un jour, il sauve la vie du jeune garçon et les gens du quartier commencent à le traiter en héros. C’est le début d’une amitié improbable et d’une véritable guerre des gangs. Un film génial, principalement grâce au jeu de Clint Eastwood, et qui se distingue de tous les autres films du genre que j’avais pu voir par son humour et ses dialogues acérés. Je n’avais pas du tout aimé « L’échange », mais ce film me réconcilie avec Clint Eastwood.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par contre &lt;b&gt;« Ricky »&lt;/b&gt; a eu tendance à confirmer les réticences que j’avais vis-à-vis de François Ozon. C’est l’histoire d’une maman célibataire ouvrière, Katie (Alexandra Lamy), qui rencontre un homme, Paco (Sergi Lopez). Quelques mois plus tard naît Ricky, un bébé tout à fait normal… puis tout à fait extraordinaire, à partir du moment où lui poussent des ailes. Les acteurs jouent vraiment très bien et je trouvais la trame très belle, j’ai d'autant plus regretté qu’Ozon en fasse un film aussi glauque (insistance lourde sur la pauvreté de la famille, réalisme anatomique du bébé poulet avec ses petits moignons sanguinolents dans le dos, inutiles scènes de cul – le tout en vrac et sans lien).&amp;nbsp; Tout cela va mal finir, ça se sait, ça se sent. On est mal à l’aise et inquiet d’un bout à l’autre. Visiblement je n’étais pas la seule : pas mal de gens étaient venus avec leurs enfants, ils ont dû être bien embêtés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;« Underworld 3 »&lt;/b&gt; de Patrick Tatopoulos (&lt;i&gt;Underworld : Rise of the Lycans&lt;/i&gt;). En sachant que je n’avais vu ni le 1 ni le 2, mais que le troisième volet constitue un retour en arrière à l’origine du conflit entre lycans et vampires, au Moyen Age. On y trouve des lycans asservis par les vampires, une menace extérieure de la part des loups garous sauvages, une histoire d’amour interdite entre les deux espèces. Et c’est à peu près tout. Le scénario est un peu mince. Je n’ai pas particulièrement aimé : j’ai trouvé ce film vraiment très violent (mais c’est le genre qui veut ça – ça ressemble presque plus à un jeu vidéo qu'à un film) et très sombre, visuellement parlant (= presque tout se passe dans le noir, mais c’est le genre qui, etc.).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A éviter absolument :&lt;br /&gt; - &lt;b&gt;« Cyprien »&lt;/b&gt; de David Charhon. L’histoire d’un informaticien ringard de 35 ans qui bosse dans un magazine de mode où il est le souffre-douleur de tout le monde et qui, un jour, se transforme comme par magie (si, si, mais je ne vous dis pas comment, c’est trop ridicule) en tombeur. Le film repose exclusivement sur la performance d’Elie Semoun dans ce double rôle, les autres personnages restent complètement inconsistants. Ca pourrait être drôle, malheureusement le concept du sketch supporte très mal le passage au long-métrage : avec un scénario aussi maigre, on rigole de temps en temps, mais franchement, on s’ennuie, même si apparemment les acteurs se sont bien amusés, eux. C’est plein de bons sentiments sur la beauté intérieure et la véritable valeur des gens, mais le tout est exprimé de manière tellement lourde et caricaturale que ça colle comme de la glu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - &lt;b&gt;« Ce que pensent les hommes »&lt;/b&gt; de Ken Kwapis (&lt;i&gt;He's Just Not That Into You&lt;/i&gt;). J’y allais pour voir une petite comédie romantique sans prétention, je me suis retrouvée coincée devant un film à rallonge avec des personnages caricaturaux et un scénario minable.&amp;nbsp; Que les acteurs jouent comme dans un sitcom des années 80 ne m'aurait pas dérangée si le scénario n'avait pas été du même niveau. Franchement, il ne manquait que les rires préenregistrés. Si on résume l’histoire, les femmes sont toutes des hystériques qui veulent absolument passer la corde au cou d’un mec, et les mecs sont tous de gros salauds qui mentent comme ils respirent. Avec un retournement sensationnel à la fin : en fait, pas tous. Tadaa ! 2h10 pour ça, c'est long. C’était surtout mal joué et prétentieux. Dommage.&lt;/p&gt; 
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