04 mai 2009
Home sweet home
Rentrer tranquillement de week-end. S'attendre à retrouver ses colocs, son hamster. Les trouver là, effectivement. Prendre nonchalamment un truc dans le frigo. Découvrir en se retournant qu'il y a un habitant de plus dans l'appart. Et qu'il n'a pas le nombre conventionnel de pattes.
Hurler. Ne pas la quitter des yeux. Demander des explications. Apprendre qu'elle est là depuis deux jours mais qu'elle n'a pas bougé, et donc qu'elle n'est sûrement pas agressive (sic) et qu'il est par conséquent préférable de ne pas la tuer. La mettre dehors alors ? Ca, d'accord. Mais personne ne veut s'en approcher. C'est pas gagné. Se retenir de penser aux promenades que peut faire cette horreur la nuit, au fait qu'elle passe sans problème sous les portes, à la probabilité qu'elle ne soit pas seule.
Edit (22h15) : Ca y est, fini. Il s'est trouvé un preux chevalier pour écrabouiller sauvagement le monstre sans sommation. L'iniquité de ce procès a soulevé l'indignation de la communauté. Moi, tant que l'araignée n'est plus là...
22:13 Publié dans Au fil des jours | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : home sweet home, eight legged freak, oh comme c'est mignon !, et vous lui avez donné un nom aussi ?!
03 mai 2009
Mariage en Bretagne
18:30 Publié dans En voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, bretagne, week-end, mer
30 avril 2009
Il y a quelque temps, au cinéma...
"Loin de la terre brûlée " (The burning plain) de Guillermo Arriaga. Un film assez subtil, tout en oppositions, du désert brûlant du Nouveau Mexique aux embruns bleutés de Portland, sur le poids de la culpabilité et sur le caractère obsessionnel d’un passé qui ne se laisse pas enterrer. En suivant le personnage de Sylvia, on découvre petit à petit à travers des flash-back ce qui s’est passé une vingtaine d’années auparavant, et on comprend pourquoi la petite fille devenue adulte n’arrive pas à vivre normalement. Les allers-retours entre présent et passé créent une sorte d'équilibre entre deux univers que tout oppose, et donnent au film un rythme singulier. Charlize Theron et Kim Basinger sont assez impressionnantes dans leurs rôles respectifs de femme rongée par son passé et de mère volage.
"Chéri" de Stephen Frears, un film dans l’esprit des Liaisons Dangereuses adapté du roman de Colette. Michelle Pfeiffer y joue Léa, une courtisane sur le retour, qui est chargée de l’éducation amoureuse de son filleul qu’elle surnomme Chéri (joué par Rupert Friend), un jeune homme gâté, blasé et égoïste. Mais la liaison passagère se change en grand amour et le jour où la mère de Chéri décide de le marier à une jeune femme de son âge, c’est le drame. Dit comme ça, ça paraît niais. Et ça l’est un peu parfois, mais toujours à la limite, sans aller trop loin, et ça reste agréable. Pour les dialogues cyniques savoureux qui relèvent le niveau du scénario. Pour les portraits dessinés à petites touches. Pour la manière subtile d’illustrer la peur de la solitude, l’angoisse face à la vieillesse et la difficulté d’exprimer ses sentiments. Et pour l’effort immense apporté aux décors et aux costumes. Amateurs d’art nouveau, foncez !
"Ponyo sur la falaise" (Gake no ue no Ponyo), le dernier film d’animation de Hayao Miyazaki. C’est l’histoire de Sosuke, un petit garçon qui vit au bord de la mer et qui un jour trouve une petite fille-poisson qui s’appelle Brunhilde (!) et qu’il rebaptise Ponyo. Le début d’une grande histoire d’amitié et d’amour improbable faite d’une multitude de petits détails simples. C’était tout simplement magnifique, notamment les représentations de l’eau sous toutes ses formes (l’océan, véritable personnage, mais aussi l’orage, l’inondation… Tantôt réaliste, tantôt fantastique, toujours époustouflant). Dommage que ç’ait été si ennuyeux. Les dialogues étaient complètement indigents : du niveau de "Wall-e", pour situer (en remplaçant les "Wall-e / Eva / Wall-e / Eva / Wall-e" par "Sosuke / Ponyo / Sosuke / Ponyo / Sosuke"), ou alors sous forme de grandes phrases démago' sur la nécessité d’être responsable et courageux dans la vie – et de souffler sur sa soupe avant de la manger pour ne pas se brûler. Sans le son, j’aurais beaucoup apprécié. Avec, ça a quand même eu du mal à passer. Peut-être qu’en japonais sans sous-titres, je vous aurais davantage parlé de la magie de ce film.
23:50 Publié dans Camembert marron | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinema, loin de la terre brulee, cheri, ponyo sur la falaise





