21 avril 2009
Chapitre 2 – La météo
De manière fort peu originale, nous étions en Espagne entre autres pour avoir un peu de soleil, ce qui, pendant le mois où l'on n'est pas censé se découvrir d'un fil, fait toujours du bien au moral.
Quand nous sommes arrivés, jeudi midi, nous avons déposé nos bagages à l’hôtel n°1 et nous sommes redescendus pour aller faire un premier tour en ville. Arrivés à la porte, il s’est mis à pleuvoir des cordes. Puis à grêler. Des grêlons gros comme des cerises. Pas vraiment le genre de temps auquel on s’attendait. Apparemment, c'est plutôt rare, dans le coin. C’était tellement inhabituel que tout le monde regardait dehors et que les portiers des hôtels autour prenaient des photos avec leurs portables. Et c’est passé aux infos.
A ce moment-là – donc si vous suivez bien, quelques heures à peine après avoir failli rater l'avion – on s’est demandé si une entité supérieure quelconque nous en voulait. Une sorte de dieu de la pluie à la H2G2.
Heureusement, c'est passé assez vite. Ensuite, on a eu plutôt beau temps, voire même pas mal de soleil à certains moments, alterné avec de petites averses tout à fait compréhensibles pour la saison pendant lesquelles nous nous réfugiions dans des cafés pour manger des churros con chocolate et / ou lire (des livres) et écrire (des cartes postales).
23:50 Publié dans En voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : barcelone, meteo, mais quel temps a-t-il donc bien pu faire la-bas ?, vous ne me croirez jamais
20 avril 2009
De retour
"A dans quelques jours"… Quelques jours qui auraient finalement pu n’être que quelques heures : on a bien failli rater l’avion pour Barcelone. Le matin M du jour J, alors qu’il fallait qu’on se lève à 7h pour lever le camp à 7h1/4 (oui, je sais, c’était short, mais je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout du matin), le réveil n’a pas sonné – ou alors on ne l’a pas entendu – ou alors on l’a éteint, et on a émergé à 8h06. Du coup, il était beaucoup trop tard pour attraper une navette et arriver dans les temps. En se préparant en quatrième vitesse et en appelant un taxi, on a réussi à arriver ric rac avant la fermeture des guichets Easyjet. Ouf. Départ mouvementé.
Chapitre 1 – Le logement
Je ne pensais pas que trouver un hôtel dans une ville aussi touristique pourrait être un problème. Il s'agissait juste de trouver un point de chute où se poser le soir après avoir crapahuté toute la journée. Au chaud, au sec, au calme. Un peu mieux qu'une grotte, quoi. Rien d'extraordinaire. Ces quatre jours se sont chargés de me rappeler que l’aventure peut être là où on l’attend le moins.
Nous avions réservé dans un petit hôtel que nous avait conseillé un copain. Visiblement, on ne l’avait pas mis dans la même chambre lors de son séjour : la nôtre était une espèce de demi pièce toute sale, sans fenêtre et avec une salle de bain minuscule et malpropre. Difficile de dormir, étant donné qu’on entendait tout ce qui se passait à la réception comme si les gens avaient été dans la pièce. Mais quand je dis tout, c’est vraiment tout. Y compris les touches de l’ordinateur. Boules Quies. Mauvaise nuit. Conseil de guerre. Quête d’un autre hôtel pour les 3 nuits restantes.
La chambre dans l’hôtel n°2 était un peu mieux. Un peu plus grande, un peu moins sale, et au quatrième étage, donc a priori plus tranquille. En fait pas : entre les gens qui parlaient (?), les portes qui claquaient, l’ascenseur, la sonnette et le métro, il y avait un boucan terrible. Ce qu’on s’imagine mal, c’est que tout ce cirque durait toute la nuit. Toutes les nuits. Pas terrible pour dormir donc. Mais ça n’était pas le plus dérangeant. Car il y avait la folle. Une dame d’un certain âge qui logeait sur le même palier que nous et qui ouvrait la porte à chaque fois que quelqu’un entrait ou sortait de sa chambre. Elle l’ouvrait – coooouuuuiiic – puis quand elle voyait qu’on l’avait vue, elle la refermait – cooooouuuuuiic – mais pas entièrement, la laissant légèrement entrebâillée, une petite fente où on voyait ses yeux globuleux. Et elle observait. Je ne sais pas si elle espionnait pour son propre compte ou si elle faisait ça pour l'hôtel, mais elle était d'une constance impressionnante. Un peu flippante aussi. Elle était toujours là, à ouvrir cette porte qui grinçait pour nous observer sans rien dire. A chaque fois qu’on entrait, à chaque fois qu’on sortait. Fût-ce pour aller à la salle de bain, au bout du couloir. Ca peut paraître idiot, dit comme ça, mais ça tourne vite à l’obsession. On aurait dit une sorte de Golum, dans le physique comme dans l'attitude. Bon, un peu plus de cheveux tout de même. La nuit, elle continuait à ouvrir et à fermer sa porte, quand quelqu’un passait, ou bien sans raison. Très souvent. Toute la nuit. Elle appelait régulièrement l'ascenseur, et puis elle poussait parfois des sortes de hululements. Et elle déambulait dans le couloir pendant des heures. Elle s’arrêtait devant notre porte, elle attendait, et puis elle repartait. On faisait très attention à bien fermer à clef, de peur de la trouver au pied du lit le matin. Il y a des jours où l'on regrette d’avoir lu The Shining. Après coup, c’est rigolo et ça fait des trucs à raconter, mais au total, on n’a pas beaucoup dormi.
Si vous allez à Barcelone, j’ai donc deux hôtels à ne pas vous conseiller…
23:55 Publié dans En voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : barcelone, hotels, pourris, shining, golum, finalement barcelone c'est vraiment comme dans les films



