20 juillet 2009
Looking for Eric (and Pedro, and Stieg, and Richard)
J’ai plein de chroniques ciné en retard. Pourtant il y a eu des trucs sympas sur les écrans récemment. Et moins récemment.
"Good morning England" par exemple, de Richard Curtis. L’histoire d’une radio pirate qui, pour échapper à la législation britannique des années 60, émet depuis un bateau posé en mer du Nord où vivent tous les animateurs. Carl, un jeune garçon un peu paumé, y est envoyé par sa mère. Et il découvre l’univers de Radio Rock. A bord, c’est le grand n’importe quoi. Sexe, drogue, rock’n’roll, personnages déjantés à l’ego surdimensionnés, univers parallèles qui ne se croisent jamais, aventures d’un soir et amour de la musique… Un film drôle, délirant, et une bande-son géniale.
"Millenium" de Niels Arden Oplev, l’adaptation du tome 1 du best seller de Stieg Larsson, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. L’adaptation est bien faite et assez fidèle (je vous renvoie à l’article que j’avais écrit sur le bouquin), même si l’action est un peu accélérée pour rentrer dans le cadre d’un film déjà long : 2h1/2, mais on ne voit pas le temps passer. L’action ne cesse de rebondir, les personnages sont crédibles dans leur rôle, et certaines scènes très violentes sont à la limite du soutenable. Comme dans le roman, en fait.
"Etreintes brisées", le dernier Almodovar. L’histoire d’un réalisateur aveugle, Harry Caine, qui accepte petit à petit de lever le voile sur son passé, sur ce qui s’est passé 14 ans auparavant, alors qu’il s’appelait encore Mateo Blanco, sur le terrible accident où il a perdu la vue et la femme de sa vie, une de ses actrices avec qui il vivait un amour illégitime. Un film à plusieurs niveaux : un hommage au cinéma, l’histoire d’une passion tragique… et malgré tout des situations souvent drôles pour un ensemble plein d’autodérision, moins glauque que beaucoup d’autres films d’Almodovar, et que j’ai beaucoup aimé.
"Looking for Eric" de Ken Loach. L’histoire d’un postier de Manchester, Eric Bishop, qui broie méchamment du noir. Il se sent seul, il n'ose même pas adresser la parole à la femme de sa vie, sa petite vie médiocre l’ennuie, ses enfants le méprisent, et pour faire court, il a le sentiment d’avoir raté sa vie. Désespéré (et bourré), il s’adresse un jour au poster de Cantona qui est accroché dans sa chambre. Sauf que le poster lui répond. Son idole devient alors son coach personnel, il le secoue un peu et entreprend de l’aider à remettre de l’ordre dans tout ça. Un film tendre et pudique à la fois qui n’est pas réservé aux amateurs de football, dont le ton rappelle un peu "The Fulll Monty" et qui est ponctué de savoureuses maximes à la Cantona.
12:05 Publié dans Camembert marron | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : good morning england, curtis, millenium, oplev, etreintes brisees, almodovar, looking for eric, loach




Commentaires
Ohohoh? Pas de critique de Harry Potter? ;-)
Ecrit par : mesjolieschoses | 21 juillet 2009
"Good morning England" , j'ai beaucoup aimé aussi :-)
"Etreintes brisées", tout pareil, et j'y ai trouvé Penelope Cruz absolumetn magnifique dedans, bien plus belle que dans le Woody Allen.
Ecrit par : Bertrand | 21 juillet 2009
@ mesjolieschoses : Il y en aura une, il y en aura une. En résumé, j'ai bien aimé.
@ Bertrand : C'est vrai qu'il l'a mieux mise en valeur, elle est beaucoup moins vulgaire et beaucoup plus réaliste.
Ecrit par : Luciole en couleurs | 22 juillet 2009
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