09 juin 2009
Anges, démons, avocats et chanteurs
Quelques chroniques ciné qui datent un peu…
- "Commis d’office" d’Hannelore Cayre, une avocate -- en fait l’adaptation de son premier roman. Antoine Lahoud est un avocat commis d’office fidèle à ses principes et (donc ?) qui a du mal à joindre les deux bouts. Un jour, il est remarqué par un célèbre avocat qui lui propose de l’aider à défendre de gros truands. Changement de train de vie… et mise à mal des valeurs. Antoine comprend vite qu’on ne l’a pas choisi pour son éthique, mais plutôt pour ses beaux yeux. En quelque sorte. On lui propose un marché bien au-delà de la légalité dans lequel il risque gros. Un bon polar qui allie rythme, suspense et réflexion, et qui met en valeur l’importance d’un choix de carrière au-delà de la carrière. A voir, ne serait-ce que pour la performance de Roschdy Zem, très juste dans ce rôle. Ou pour les passages de l’Education Sentimentale lus par-ci par-là. "Il trouvait que le bonheur mérité par l'excellence de son âme tardait à venir" : Frédéric Moreau, Antoine Lahoud, même combat.
- "Un mariage de rêve" ("Easy virtue") de Stephan Elliott, l’adaptation d’une pièce de 1924 de Noel Coward. L’histoire d’un jeune Anglais de bonne famille, John Whittaker, qui épouse en secret Larita. Mais Larita est belle, trop belle, américaine, pilote de course et un peu déjantée. Tout pour plaire à la maman de John. Ou justement pas. Quand il la ramène au manoir familial, en pleine campagne anglaise, c’est le choc des cultures. Larita accumule les gaffes et rien ne se passe comme il faudrait. C’est drôle, c’est méchant, c’est fin : à voir absolument, surtout pour les répliques au vitriol que se balancent à la figure Larita (Jessica Biel) et Mrs Whittaker (Kristin Scott Thomas).
- "Incognito" d’Eric Lavaine. Lucas -- interprété par Bénabar dans un rôle qu’il prétend de composition mais qui tout de même ne sort pas de nulle part -- est un chanteur à la mode qui doit son succès à un premier album composé grâce à des morceaux trouvés dans un carnet ayant appartenu à un vieux copain qu’il croit mort. Pas par lui, donc. Quand le vieux copain en question refait surface, il panique et tente de lui cacher son succès et de redevenir incognito. Pas évident à quelques jours d’un grand concert à l’Olympia. C'est le début d’une série assez marrante de mensonges et de quiproquos. Le scénario est un peu mince, tout tient dans le comique de situation et dans le jeu des deux acteurs principaux : Bénabar et Franck Dubosc. Sur l’affiche ça me faisait un peu peur, mais ils n’en font pas des tonnes donc ça passe bien. Une comédie légère et sympathique.
- "Anges et démons" de Ron Howard, l’adaptation du roman de Dan Brown. Une menace pèse sur le Vatican : alors que les évêques sont réunis en conclave pour élire un nouveau pape, certains d'entre eux sont sauvagement assassinés. Les indices mettent les enquêteurs sur la piste d’une confrérie secrète très ancienne, les illuminati. Appelé à la rescousse et assisté d’une charmante scientifique italienne, le professeur Langdon (Tom Hanks) se lance dans une course contre la montre pour éviter le pire, une sorte de jeu de piste macabre dans tout Rome. Résultat : bof, bof. Dans la lignée du Da Vinci Code. Un bon film d’action (+ une visite guidée de Rome), mais dont le scénario à base de théorie du complot et de l’Eglise-nous-ment-depuis-toujours ne décolle pas vraiment. La figure du prof américain sans qui personne ne comprend rien et qui sauve le monde est un peu agaçante aussi. A réserver aux amateurs du DVC.
21:21 Publié dans Camembert marron | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinema, commis d'office, mariage de reve, incognito, anges et demons




Commentaires
okidoké.
Ecrit par : eFBe | 21 juin 2009
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