21 novembre 2009

J'ai péché, j'expie (aïe !)

J'ai renouvelé ma vision de l'enfer. Etre enfermée pendant plus de deux heures dans une salle étouffante à écouter une toute petite vieille dame très connue parler en anglais de la grammaire générative et de son application à l'oeuvre de Beckett. Jamais entendu un truc aussi abscons. Je n'ai à peu près rien compris.

Il y a un moment précis où on pourrait presque entendre le petit bruit du décrochage dans sa tête. Quand on arrête de lutter  pour comprendre et qu'on se contente de recopier le Powerpoint. Qu'on s'éloigne tellement de ce qui se passe autour qu'on n'entend presque plus le son. Qu'à la place on se pose plein de questions, du genre "Qu'est-ce que je fais là ?"

Note pour moi-même : penser à s'exercer à faire le vide pour diminuer la pression, ce qui rendrait plus facile le contrôle de soi. Inconcevable dans ce genre de circonstances de hurler "Laissez-moi sortir !!!" Surtout quand l'intervenante est âgée.

08 novembre 2009

Un film, un concert

Compte-rendu ciné, histoire de reprendre pied. Ca fait longtemps que je ne suis pas venue ici. Je manque un peu d'inspiration : mes articles de linguistique et mes séjours à la bibliothèque ne me fournissent pas vraiment matière à écrire ici (en espérant qu'un jour ils se transforment en mémoire universitaire par un procédé qui, de mon point de vue, relève encore du tour de magie). Mais je vais toujours régulièrement au cinéma, alors on peut déjà parler de ça.

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* "Micmacs à tire-larigot" de Jean-Pierre Jeunet : C'est l'histoire d'un mec... qui se prend une balle perdue en pleine tête. Pas de bol. Il perd son job et se retrouve à la rue. Mais il est bientôt adopté par une étrange tribu de marginaux débrouillards qui vivent dans une décharge et qui vont l'aider à se venger. Une contorsionniste, un homme-canon, une cuisinière, un artiste-ferrailleur... C'est un joli film, esthétiquement parlant : de jolis portraits dans les tons de jaune, quelque part entre "Delicatessen" et "Amélie Poulain" (ce que l'on pourrait aussi dire du scénario). On reconnaît vraiment le style de Jeunet. Un peu trop, peut-être, quitte à devenir très, très prévisible. C'est  souvent drôle, mais limite niais par moments : le gentil Dany Boon qui ne perd jamais espoir contre les vilains marchands d'armes sans foi ni loi, on voit vite où ça va nous mener. Reste que la guerre déclarée par les rien-du-tout aux puissants est l'occasion de quelques bons tours et acrobaties.

* "Le concert" de Radu Mihaileanu : là aussi, il est question de marginaux. De tout un orchestre symphonique mis sur la touche sous Brejnev pour raisons politiques, et qui 30 ans plus tard tente son come-back. En se faisant passer pour le Bolchoï pour aller jouer à Paris, ceux qui n'étaient plus rien veulent prendre leur revanche sur l'histoire et enfin terminer le concert commencé 30 ans plus tôt, histoire de régler leurs comptes avec le passé. L'homme de ménage redevient chef d'orchestre, l'ambulancier violoncelliste, et ainsi de suite. Reste à réapprendre à jouer, à trouver des instruments et à monter un grand concert en à peine deux semaines. Pas de grand suspense quant à l'issue du fameux concert, mais un scénario sur le fil, toujours entre rire et émotion, avec un  humour qui va souvent jusqu'à la caricature, comme pour désamorcer le trop-plein d'émotion, une sorte de pudeur dans l'évocation progressive d'un passé douloureux jusqu'aux révélations finales, et une jolie manière d'utiliser le flash-back. Le tout sur un très beau morceau de Tchaïkovski, entêtant, obsédant, adoré et craint à la fois, jamais oublié, et finalement joué.

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Photos : allocine.fr

20 octobre 2009

Le fait du prince

L'annonce de la possible nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad a déclenché la polémique qu'on était en droit d'attendre. Ainsi qu'une dose non négligeable de créativité dans la protestation. J'ai bien aimé la version ironique de Fabius sur France Inter (Vidéo -- le passage en question est à la fin, vers 8:18 ; il est même obligé par la suite de préciser que oui, c’était de l’humour, ce qui du point de vue du décryptage du message est intéressant -- cf. Vidéo n°2). La relecture historique caustique de Stéphane Guillon, dont je ne suis pourtant habituellement pas une grande fan, m'a bien fait rire aussi (Vidéo : Jean Sarkozy, prince des Hauts de Seine). Ainsi que ce groupe créé sur Facebook : "Pour que Louis Sarkozy représente la France à l'ONU après son passage en 6e". 63 143 membres à l’heure où j’écris, et ça grimpe à vue d'oeil.

L'humour comme ultime forme de résistance ?

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12 octobre 2009

Ca sent le sapin...

Filip Nikolic le mois dernier, Stephen Gately samedi...

Chris Keller, Gérald Jean-Laurent, Marlon, Mika et Andrew McCarthy n'osent plus  bouger.

C'est loin, tout ça.

C'était lequel, Stephen Gately ?

19 septembre 2009

Zum Geburtstag...

Je viens d’avoir 25 ans. Un quart de siècle. Dit comme ça, ça fait tout drôle, mais en fait ça n’a pas changé grand-chose. J’ai juste passé une chouette journée grâce à tous ceux qui y ont pensé. Puis une petite soirée tranquille entre copains, avec un invité surprise, plein de cadeaux, et mon gâteau préféré, le même depuis que je suis toute petite. Petite parenthèse dans une rentrée très chargée.

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09 août 2009

Tour de France

Quelques nouvelles d'ici et là. Ou comment je suis en mesure d'affirmer que je n'ai pas trouvé le plus court trajet entre Lyon et Paris. Il faut dire que j'ai pris quelques vacances entre les deux. Déplacé mes valises, pris du repos, vu la mer, fait des photos, commandé quelques meubles pour le futur nid. Tout va bien.

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22 juillet 2009

Achille et la tortue

Je hais les déménagements.

Soit un nombre n de cartons supposés contenir une quantité x d'objets divers. J'aimerais qu'on m'explique pourquoi plus on en enlève, plus on dirait qu'il en reste !! On emballe le plus gros, et puis d'autres trucs, et puis encore d'autres, et puis... et puis ça ne s'arrête plus. Je suis dedans depuis 15 jours et je n'en peux plus.

Ce soir la malédiction est vaincue. Le dernier carton est fait, la chambre est tellement vide qu'il y a de l'écho et il n'y a plus rien à ranger ni à nettoyer. Ouf. Départ demain matin. Vacances.

Et dans un mois, on déballe tout dans le nouvel appart'...